Mon projet de diplôme est une mise en pratique de mon mémoire. Je propose des objets de médiation culturelle pour l’exposition permanente du musée du Quai Branly, à destination des enfants.

SCENARIO1
SCENARIO2
SCENARIO3
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Andrea Branzi disait : « Le designer est un inventeur de scénarios et de stratégies. Ainsi, le projet doit s’exercer sur les territoires de l’imaginaire, créer de nouveaux récits, de nouvelles fictions, qui viendront augmenter l’épaisseur du réel ». Ce projet nous invite à transposer l’imaginaire et les fantasmes dans notre réalité et nous amène à considérer le rêve comme une source de discours réellement exploitable.

Il s’agit d’une exposition qui propose de se plonger dans l’univers des détectives et d’appréhender les ressorts narratifs et scénaristiques de ces fictions, au sein d’un espace dans lesquels les enfants se mettent dans les bottes d’un détective. Ils doivent y trouver et déchiffrer les indices disséminés, leur permettant de saisir le propos de l’exposition.

J’ai désigné 3 œuvres appartenant à l’exposition permanente du musée comme sujets sur lesquels me focaliser pour mener mon projet. Des objets de médiations sont mis à disposition des enfants pour les épauler dans cette enquête. Conçus sur la base du panel d’objets classiques du détective, ils ont été détournés pour devenir des gadgets d’immersion aux dispositifs variés. Par une stratégie de distraction, ils gardent l’enfant intéressé mais dans une posture minutieuse, attentive. Car quoi de mieux pour faire comprendre un propos à un enfant que de lui faire vivre une histoire ?

Objet 1 : l’observateur

L’observateur est une petite boite en carton composée d’un objectif à travers lequel on peut observer le masque. Il y a un petit compartiment qui contient des cartes que l’on peut ensuite insérer dans la fente située au niveau de l’objectif de l’objet, et qui peuvent se superposer.

Pour réaliser ce jeu d’observation, j’ai identifié les formes qui constituent le masque et je les ai isolées. Chaque carte contient une forme ainsi qu’un bout de la description de l’œuvre. Il y a de fausses cartes contenant des formes ne correspondant pas à celles du masque, ainsi que de fausses informations. Le but du jeu est d’insérer les cartes transparentes dans l’objectif de l’observateur, en se tenant devant le masque, et de reconstituer l’ensemble du masque à tâtons, en superposant différentes cartes. Ainsi, lorsque toutes les cartes sont réunies, le bon texte apparaît, donnant à l’enfant une courte description de l’œuvre qu’il observe.

Objet 2 : Le détecteur

Le détecteur est un objet se tenant à deux mains, composé d’un petit boitier dans lequel est incrusté une boussole, puis d’un manche au bout duquel un aimant est fixé. L’aimant est relié au boitier par un câble, et fait réagir la boussole lorsqu’on l’approche d’un métal.

Les règles du jeu sont simples. Des petits magnets en étain reprenant les formes de l’œuvre ont été disséminés à travers le musée, dans un espace défini. L’enfant, muni de son détecteur, doit parcourir l’espace à la recherche de ces magnets. Quand il approche l’aimant de son détecteur de l’un d’entre eux, la boussole s’affole, lui indiquant qu’il est près du but. Une fois l’un des magnets en sa possession, il retourne auprès de l’œuvre, à coté de laquelle se trouve une borne. Il place le magnet sur la borne, et un message vocal lui indique un morceau d’information sur l’œuvre, ainsi qu’un message d’encouragement à trouver les autres magnets. L’enfant doit au total trouver 4 magnets pour reconstituer la courte description de l’œuvre.

Objet 3 : La canne-à-loupe

La canne-à-loupe est la combinaison d’une canne et d’une loupe, que l’on peut manipuler en étant debout. On l’utiliser pour déchiffrer des indices au sol sans avoir à se pencher, et pouvoir ratisser une large surface. Un embout en feutre est placé à l’extrémité de la canne-à-loupe pour éviter de l’abimer. Une poignée en mousse permet une ergonomie décuplée. Un aimant est fixé à la loupe dans sa continuité, formant un double anneau.

Sur le sol face à l’œuvre, de nombreux papiers sont dispersés de manière archaïque. Parmi les écrits sur ces papiers, certains mots ou phrases sont écrits à l’encre magnétique. Les enfants doivent tâtonner pour trouver les informations. Ils peuvent pour cela balayer la canne-à-loupe au dessus du sol, la loupe leur permettant une meilleure vision, et l’aimant, près du sol, pouvant soulever les feuilles contenant l’écriture magnétique.

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